L'expension du Chaos
Création de l'univers

L'expension du Chaos

Au commencement, il y eut le chaos. Azathoth débuta son expansion dans une pure cacophonie dénouée de rythme et d'harmonie. Son souffle permanent est situé en un lieu de l'Univers où les déflagrations se propagent opportunément. La plupart des mondes connus ne sont qu'un au milieu d'une multitude où s'ébattent les volontés d'entités dont les desseins, tout autant que les pouvoirs, dépassent l'entendement.

De cette cacophonie, des civilisations se sont élevées et ont péri au gré de leurs caprices. Nyarlathotep sous les traits de l'Homme noir prit plaisir à jouer les démiurges, permettant à ses civilisations de se développer en leur octroyant une infime partie de son pouvoir: la magie, la géométrie, l'algèbre ou la génétique.

La création des Dieux

Les créatures vivantes incapables de comprendre et d'expliquer le comportement des entités se réfugient dans des définitions rationnelles propres à leurs cultures. Sur Terre, le cosmos est généralement défini comme une harmonie au sens musical, ce qui est à l'opposé de la cacophonie du Chaos originelle.

Même s'il diffère selon les cultures, le mythe de la création évolue en fonction des lieux. Sur Golarion, la définition du cosmos est très proche de celle observée sur Terre. Dans une recherche d'harmonie et de lutte manichéenne contre le mal, les Dieux s'unissent pour combattre Rovagug ; Sarenrae ouvre Golarion pour y précipiter Rovagug en son centre, le Caveau mort, et Asmodéus crée une serrure inviolable pour l'y confiner.

Cette projection manichéenne de l'Univers dans lequel les civilisations évoluent est majoritairement répandue que ce soit sur Abeir-Toril, Arrakis, Dère ou bien Kulthea.

Le conflit comme nourriture divine

Des temples et des édifices monumentaux sont nés de ces rêves et phantasmes collectifs, auxquels ont été ajoutés des rituels et des récits apocryphes : des prières et des sacrifices sont offerts à ces puissances indescriptibles qui récompensent leurs adorateurs de miettes de pouvoir, entretenant les discordes et les conflits.

Ce jeu pervers plait à l'Homme noir qui se nourrit de ces oppositions et tentatives futiles d'interprétations. Si l'existence des êtres vivants est une nourriture pour ces entités, leurs vies est d'une futilité absolue. Leur valeur repose uniquement sur le soin méticuleux apporté à leurs créations

La naissance des plans

Certaines entités comme Cthugha prennent plaisir à abuser de leur puissance et détruire par simple amusement ce qui a été créé avec tant de soin. C'est pourquoi l'Homme en noir donna naissance aux Plans pour mettre à l'abri certaines de ses créations qu'il considère comme sa propriété. Dans une volonté qui ne manque pas de sarcasme, l'Homme en noir prit la perception manichéenne du cosmos comme fondement à la création du plan matériel, des plans transitoires, intérieurs, extérieurs et des demi-plans.

Les demi-plans et dimensions lui sont également très utiles pour observer les déroulement alternatifs qui peuvent advenir dans un lieu précis. Sous certaines conditions, les plans peuvent se déformer si profondément que des pans entiers se fondent dans des plans complètement nouveaux. Ils sont un laboratoire d'expérimentation où les errances des êtres sont un spectacle vivant source de plaisir.